Lundi 8 avril 2013
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La cabane sucre ou l’art de ce sucré le bec
(goutte à goutte)
Freud, pour ne pas le nommer, n’a-t-il pas écrit dans son manuscrit « malaise dans la culture » deux points je cite :
« Acheter deux baguettes souples mais bien cuites et le journal avant de rentrer. Note envoyer le manuscrit a l’autre
andouille »
Il est vrai que cette note fut rapidement corrigée, après que le grand homme est télégraphié a
son éditeur, se confondant en excuses et lui demandant de retourner l’agenda personnel qu’il lui avait involontairement envoyé.
Oui Sigmund comme beaucoup de génies n’était pas ce que l’on peut dire très en prise avec les
vicissitudes de la vie en générale et de la poste Autrichienne en particulier.
Bien que peu d’historiens ont conformés la véracité de l’anecdote, celle-ci n’interdit pas la publication de l’ouvrage qui permit au quidam
que je suis de faire l’intéressant, il en est pas moins vrai que la culture est édifiée sur du renoncement pulsionnel, car la vie en commun suppose une restriction de la liberté individuelle ou
le conformisme; tous groupe humain a ses rites, et les québécois n’échappent pas à la règle.
Et s’il est une institution au Québec, la cabane à sucre fait partie de l’un d’eux.
Oui a l’approche des beaux jours, lorsque les bancs de neiges fondent lentement le long des rues désertes, lorsque les premiers oiseaux
viennent alourdir plus encore les branches enneigées, lorsque les températures positives diurnes alternes les nuits encore froides, mais surtout lorsque les érablières offrent leur divine eau
légèrement sucrée, le temps des sucres est arrivée!
Je comprend que, après les froides journées de janvier, février, mars, le Québécois et la blonde Québécoise profitent du moindre rayons de
soleil pour ce retrouver autour d’un bon plat soupe aux pois, d’oreille de criss, de fèves au lard, tourtière, pâté chinois… dans une ambiance bonne
enfant.
Oui mes chères lectures je fus adoubé la semaine passée du double sacrement de la tarte au sucre et de la tire sur neige.
Ce doux sirop est obtenu par l’évaporation de l’eau recueilli patiemment lorsque les dernières nuits froides côtoient les
premières journées aux températures positives.